Poème
Les mois - Mars
par François COPPÉE
Parfois un caprice te prend, Méchante amie, et tu me boudes, Et sur le balcon tu t’accoudes Malgré l’eau qui tombe à torrent. Mais, vois-tu ! Mars, avec ses grêles A qui succède un gai soleil, Chère boudeuse, est tout pareil A nos fugitives querelles. Tels ces oiseaux, pauvres petits, Sous ce fronton, pendant l’averse, Et telle ta bouche perverse Où des sourires sont blottis. Vienne un rayon, et, la première, Tu tourneras vers moi les yeux, Et les oiselets tout joyeux S’envoleront dans la lumière.
Commentaires (1)
Des sentiments bien incertains : Un jour c'était comme un poème, Puis c'était triste, le jour même, Changeant entre soir et matin. Des départs, des retours tragiques, Des mots qui font que l'air est doux, Des pleurs venant on ne sait d'où. L'amour n'est pas toujours magique. Et puis ils se sont dit des choses Qui menaçaient de mettre fin Au repas qu'ils prenaient sans faim : Tels le petit prince et la rose.
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