Poème
Les Matelots
Sur l’eau bleue et profonde Nous allons voyageant, Environnant le monde D’un sillage d’argent, Des îles de la Sonde, De l’Inde au ciel brûlé, Jusqu’au pôle gelé... Les petites étoiles Montrent de leur doigt d’or De quel côté les voiles Doivent prendre l’essor ; Sur nos ailes de toiles, Comme de blancs oiseaux, Nous effleurons les eaux. Nous pensons à la terre Que nous fuyons toujours, À notre vieille mère, À nos jeunes amours ; Mais la vague légère Avec son doux refrain Endort notre chagrin. Le laboureur déchire Un sol avare et dur ; L’éperon du navire Ouvre nos champs d’azur, Et la mer sait produire, Sans peine ni travail, La perle et le corail. Existence sublime ! Bercés par notre nid, Nous vivons sur l’abîme Au sein de l’infini ; Des flots rasant la cime, Dans le grand désert bleu Nous marchons avec Dieu ! 1841
Commentaires (4)
De la fleur noir ou blanche le vent. Danse Mais avait il cour dans le ciel avec les nuage il sont copain Vent vent Tu nous fait de bien Le soleil ton amie brille de mille feu
Bonjour Domisse, et l'orthographe ! :)
Paisible azur ----------------- Dans la paix profonde D'un beau ciel changeant, Je découvre un monde D'azur et d'argent. Sous quelques étoiles Est un arbre d'or Qu'un nuage voile Pendant qu'il s'endort ; Cet arbre est sublime, Touchant l'infini ; Tout près de sa cime, La pie fait son nid.
Nef du gallosaure -------------------- Je m’en vais sur l’onde ; Mon appel changeant Réveille ce monde Et les flots d’argent. J’aime les étoiles Mes plumes sont d’or Un nuage voile Le récif qui dort ; La vie est sublime, L’amour infini ; Mes mâts sont sans cime, Je n’ai pas de nid.
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