Poème
Les lilas
par Armand SILVESTRE
Quand les printemps m’étaient joyeux Prenant leur azur à tes yeux Pleins d’une éternelle promesse, Les clochettes des lilas blancs, Dans la brise, à nos coeurs tremblants Chantaient une amoureuse messe. Des alléluias infinis Montaient des buissons pleins de nids, Et le coeur odorant des roses Se balançait dans l’air du soir Avec des parfums d’encensoir. - Mais, à présent, printemps morose ! C’est le requiem des amours Que murmure au déclin du jour L’oiseau sur les branches lassées ; Et les clochettes des lilas Dans l’air léger tintent le glas Des espérances trépassées !
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Sagesse des monotrèmes ------------------------------ Deux ornithorynques joyeux Emplissent d’azur leurs doux yeux. Cet azur est plein d’allégresse, C’est un heureux temps de paresse. Le monde est comme un encensoir Brûlant du matin jusqu’au soir, Dont la douce vapeur enivre Et de tout inconfort délivre. Il n’est point temps d’être morose, Disait l’ornithorynque rose : Le jour où l’oiseau fait son nid, Depuis toujours, il est béni.
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