Poème
Les danses - valse
par Marie KRYSINSKA
Ah! pourquoi de vos yeux Tant appeler mes yeux, Et pourquoi d’une folle étreinte me dire Que tout est puéril Hors élan de nos cœurs Éperdus l’un vers l’autre. Ces lampes claires et ces girandoles Dévoileraient mon trouble sans doute, Si je laissais vos yeux Tant parler à mes yeux. Vois l’enchantement de cette nuit complice Et ces roses Amoureuses Aux corsages des Amoureuses. Respirons les aromes charmants Qui montent de ces fleurs, Parées comme des femmes, Et des ces femmes parées Comme des fleurs. Enivrons-nous du doux vin Cher à Cythérée, Tandis que les violons Traînent des notes pâmées Et que les violoncelles sont Des voix humaines extasiées. Ne fuyez pas, chers yeux, tes yeux Abandonnez-vous vaincus et vainqueurs, Abandonnez-vous, tes yeux à mes yeux.
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