Poème
Les cheveux d'Amaranthe
Zéphyre bien souvent de votre poil se joue, Pillant sous ce prétexte un baiser amoureux : Et des ondes qu'il fait flotter sur votre joue, Un Pactole prend source en l'or de vos cheveux. Cheveux petites rets, Cupidon vous avoue De me prendre le coeur : que ce coeur est heureux Alors que je vous baise, alors que je vous loue, Cheveux qui l'achevez de le rendre amoureux. Beaux cheveux, filets d'or, rayons d'ambre et de flamme, Doux geôliers de mon coeur, doux chaînons de mon âme, Si par travail s'acquiert votre riche toison : Et aux feux et aux fers j'exposerai ma vie ; Puis retournant vainqueur du dragon de l'envie, Mériterai-je pas d'en être le Jason ?
Commentaires (2)
Eros et Bacchus --------------------- Cupidon, freluquet, un litre te suffit Pour te tromper de cible en décochant ta flèche ; Et vraiment, chaque fois qu'un tavernier t'allèche, Tes tirs à la raison sont autant de défis. Cupidon, qui d'orgueil est quelque peu bouffi, Ne reconnaît jamais qu'il est battu en brèche ; Les coeurs mal assortis sous ses yeux se dessèchent, Et le dieu leur sourit, de vanité confit. Moraliser sur ça, je n'en ai point envie ; Je dirai seulement : c'est ainsi ; c'est la vie, On n'y comprend parfois plus rien, conclut Arvers. Ça fait pourtant partie de l'honneur des poètes De dire à Cupidon : n'offre point de conquêtes Quant ton arc est tenu à tort et à travers.
1 mèche de cheveux __ Je garderais en moi l'essence de ta vie Je veillerais sans fin et pour notre survie Notre ADN scellée en toute impunité___
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