Poème
Éloge de l'Oranger
Sommes-nous, dit-il, en Provence ? Quel amas d'arbres toujours verts Triomphe ici de l'inclémence Des aquilons et des hivers ? Jasmins dont un air doux s'exhale, Fleurs que les vents n'ont pu ternir, Aminte en blancheur vous égale, Et vous m'en faites souvenir. Orangers, arbres que j'adore, Que vos parfums me semblent doux ! Est-il dans l'empire de Flore Rien d'agréable comme vous ? Vos fruits aux écorces solides Sont un véritable trésor ; Et le jardin des Hespérides N'avait point d'autres pommes d'or. Lorsque votre automne s'avance, On voit encor votre printemps ; L'espoir avec la jouissance Logent chez vous en même temps. Vos fleurs ont embaumé tout l'air que je respire : Toujours un aimable zéphyre Autour de vous se va jouant. Vous êtes nains ; mais tel arbre géant, Qui déclare au soleil la guerre, Ne vous vaut pas, Bien qu'il couvre un arpent de terre Avec ses bras.
Commentaires (4)
Bjr, Dans la seconde strophe, 3ième vers, on peut lire "Aminte en blancheur vous égale". Que signifie exactement "Aminte". L'auteur fait il référence à un personnage festif ? Merci de votre réponse. Bien à vous, Michel
Probablement une dame de la cour du roi.
Merci pour la réponse. J'ai une autre question : Jean de La Fontaine a écrit "les femmes et le secret" poème relatif à la difficulté de garder un secret. Sur le même thème, Victor Hugo a écrit "Le mot". Connaissez vous d'autres poèmes sur ce thème ? Si oui lesquels ? Merci d'avance. Michel
Sur ce site : http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/le-secret
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