Poème
Le vin des amants
Aujourd'hui l'espace est splendide ! Sans mors, sans éperons, sans bride, Partons à cheval sur le vin Pour un ciel féerique et divin ! Comme deux anges que torture Une implacable calenture, Dans le bleu cristal du matin Suivons le mirage lointain ! Mollement balancés sur l'aile Du tourbillon intelligent, Dans un délire parallèle, Ma soeur, côte à côte nageant, Nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
Commentaires (4)
Bonne nuit, mon Cher Gaby !
À travers la vapeur splendide, L’aède accourt à toute bride ; La muse lui offre le vin Qui produit un songe divin, Plus doux que de la confiture, Plus sauvage qu’une aventure, Plus clair que le ciel du matin. On voit surgir, dans le lointain, Une grenouille aux blanches ailes Qui dit des trucs intelligents Sur les univers parallèles ; Puis, dans une eau vive plongeant, Disparaît au pays des rêves, Avant que la nuit ne s’achève.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/08/15/baudelaire-voit-une-grenouille/
Le vin vieux --------- Ce breuvage nous rend splendides, Il dissout nos songes morbides ; Buveur, souviens-toi que le vin Vient d’un sacrifice divin. C’est narré dans les Écritures ; À la fin de son aventure, Le corps du Fils devient le pain, Et son sang, le vin des copains. Puis il eut d’invisibles ailes Pour voler vers les cieux changeants ; Un chroniqueur nous le rappelle. Buvez donc ce vin, braves gens, Il vous mène au pays des rêves ; Ainsi vos souffrances s’achèvent.
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