Poème
Le Rossignol
Vois, sur les violettes Brillent, perles des soirs, De fraîches gouttelettes ! Entends dans les bois noirs, Frémissants de son vol, Chanter le rossignol. Reste ainsi, demi-nue, A la fenêtre ; viens, Mon amante ingénue ; Dis si tu te souviens Des mots que tu m'as dits, Naguère, au paradis ! La lune est radieuse ; La mer aux vastes flots, La mer mélodieuse Pousse de longs sanglots De désir et d'effroi, Comme moi ! comme moi ! Mais non, tais-toi, j'admire, A tes genoux assis, Ta lèvre qui soupire, Tes yeux aux noirs sourcils ! C'était hier ! je veux Dénouer tes cheveux. O toison ! ô parure Que je caresse encor ! Non, tu n'es pas parjure, Ma belle aux cheveux d'or, Mon ange retrouvé ! J'étais fou. J'ai rêvé. Juin 1860.
Commentaires (1)
La lune est comme peinte ; La mer monte à grand bruit, La mer couleur d'absinthe Nous parle dans la nuit Du bonheur effacé, Du passé ! du passé.
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