Poème
Le remède dangereux
O toi, qui fus mon écolière En musique, et même en amour, Viens dans mon paisible séjour Exercer ton talent de plaire. Viens voir ce qu’il m’en coûte à moi, Pour avoir été trop bon maître. Je serois mieux portant peut-être, Si moins assidu près de toi, Si moins empressé, moins fidèle, Et moins tendre dans mes chansons, J’avais ménagé des leçons Où mon coeur mettoit trop de zèle. Ah! viens du moins, viens appaiser Les maux que tu m’as faits, cruellé ! Ranime ma langueur mortelle; Viens me plaindre, et qu’un seul baiser Me rende une Santé nouvelle. Fidèle à mon premier penchant, Amour, je te fais le serment De la perdre encore avec elle.
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"Je me souviens d'anciens printemps Et de paroles printanières; C'était il y a fort longtemps, C'était la croix et la bannière. * C'était bien du plaisir, pourtant. Cela n'avait rien d'ordinaire, Je me sentais prince charmant, Je me sentais roi de la Terre." * Ainsi ronchonnait un vieil homme Qui avait bien vécu, en somme, Et devait un très grand merci * Aux amours des saisons anciennes ; Car, même si point ne reviennent, Son coeur en fut fort adouci.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/12/21/antimoine-dans-les-phrases/
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