Poème
Le Pot de terre et le Pot de fer
Le Pot de fer proposa Au Pot de terre un voyage. Celui-ci s'en excusa, Disant qu'il ferait que sage De garder le coin du feu : Car il lui fallait si peu, Si peu, que la moindre chose De son débris serait cause. Il n'en reviendrait morceau. Pour vous, dit-il, dont la peau Est plus dure que la mienne, Je ne vois rien qui vous tienne. - Nous vous mettrons à couvert, Repartit le Pot de fer. Si quelque matière dure Vous menace d'aventure, Entre deux je passerai, Et du coup vous sauverai. Cette offre le persuade. Pot de fer son camarade Se met droit à ses côtés. Mes gens s'en vont à trois pieds, Clopin-clopant comme ils peuvent, L'un contre l'autre jetés Au moindre hoquet qu'ils treuvent. Le Pot de terre en souffre ; il n'eut pas fait cent pas Que par son compagnon il fut mis en éclats, Sans qu'il eût lieu de se plaindre. Ne nous associons qu'avecque nos égaux. Ou bien il nous faudra craindre Le destin d'un de ces Pots.
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Le pissenlit d’avril offrit trois parachutes, Faisant, sous le soleil, voler trois acariens. Le premier atteignit les sables sahariens, Et, dans une oasis, devint joueur de flûte. Le deuxième acarien, que l’effort ne rebute, Fit des acrobaties dans le ciel sibérien. On l’a félicité, il a dit : « Ce n’est rien, Un puissant tourbillon m’a pris dans ses volutes ». Le dernier acarien a parcouru deux mètres Et s’est trouvé piégé au bord de ma fenêtre, Pris par une araignée avec du fil collant. Ce troisième larron fit le plus fier poème, Disant : « Sur mon tombeau, n’offrez nul chrysanthème ; Je reste, pour toujours, un acarien volant »
Cochonfucius, seriez-vous parti en vacances ? Ceci fut votre dernier sonnet Ainsi manquons-nous de chance De ne plus pouvoir lire vos billets
Patience ! Je m'y remets demain, peut-être, ou dans trois jours.
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