Poème
Le Miroir
Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace. « Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu’avec déplaisir ? » L’homme épouvantable me répond : « — Monsieur, d’après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience. » Au nom du bon sens, j’avais sans doute raison ; mais, au point de vue de la loi, il n’avait pas tort.
Commentaires (1)
Pentaquark du miroir -------------------------- Le pentaquark d’azur ici se transfigure, Ne sachant s’il existe ou s’il est inventé ; En ses cinq composants, comment le démonter, Surtout, comment savoir quelle en est la nature ? Le vaillant physicien peut bien, par aventure, Se laisser enivrer de sa sombre beauté ; Mais il ne pourra pas rédiger un traité Qui de la particule offrirait la peinture. Or, il doit y penser, car tel est son sujet, Son habilitation n’aura pas d’autre objet Même si les cinq quarks se rient de son audace. On trouve rarement ce monstre sous les cieux Qui charme nos regards, mais ne vit pas très vieux : Au pays des quanta, le temps trop vite passe.
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