Poème
Le jeune homme et le vieillard
par Jean-Pierre Claris de FLORIAN
« De grâce, apprenez-moi comment l'on fait fortune, Demandait à son père un jeune ambitieux. - Il est, dit le vieillard, un chemin glorieux : C'est de se rendre utile à la cause commune, De prodiguer ses jours, ses veilles, ses talents, Au service de la patrie. - Oh ! trop pénible est cette vie ; Je veux des moyens moins brillants. - Il en est de plus sûrs, l'intrigue... - Elle est trop vile ; Sans vice et sans travail je voudrais m'enrichir. - Eh bien ! sois un simple imbécile, J'en ai vu beaucoup réussir. »
Commentaires (1)
Drac d’azur .... Pdp 5-10-16 --------- Le drac d’azur ne vit jamais dans une étable, Mais au fond du jardin de l’hôpital des fous. Est-ce dans une grotte, est-ce dans un grand trou ? Il a le verre en main, le flacon sur la table. Son oncle était marquis, son aïeul connétable, Lui, c’est moins d’embarras, car il n’est rien du tout ; Les honneurs, la richesse, à vrai dire, il s’en fout, En fait de nonchaloir, je le crois imbattable. Voudriez-vous avoir un tel époux, madame ? Car, jamais de tels gens n’importunent les femmes, Ni ne deviennent durs quand ils sont malheureux. Le matin, sans ronfler, ils dorment dans la chambre, Ramassent au jardin les feuilles en novembre, Et mangent du magret, s’ils ont un petit creux.
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