Poème
Le But
par Charles CROS
A Henri Ghys. Le long des peupliers je marche, le front nu, Poitrine au vent, les yeux flagellés par la pluie. Je m'avance hagard vers le but inconnu. Le printemps a des fleurs dont le parfum m'ennuie, L'été promet, l'automne offre ses fruits, d'aspects Irritants; l'hiver blanc, même, est sali de suie. Que les corbeaux, trouant mon ventre de leurs becs, Mangent mon foie, où sont tant de colères folles, Que l'air et le soleil blanchissent mes os secs, Et, surtout, que le vent emporte mes paroles!
Commentaires (7)
il est trop bien le poème porquoi il est mort il aurait pu en faire d'autre
j'ai un commentaire composé a faire sur ce poéme quelqu'un peu m'aider a faire un plan ?
ce poème c'est ma vie
Juge et lion ------------- Règne le lion de sable, au ciel, comme un roi nu ; Et ce ciel est trop haut pour recevoir la pluie. -- Roi, quels sont tes sujets ? -- Ils me sont inconnus. Dans l'inframonde bleu, le vieux juge s'ennuie. C'est un monde stérile, où l'air est toujours sec, Plus terne, en ce moment, qu'un nuage de suie. Ah ! qu'un aigle survienne, avec la foudre au bec ! Ou bien un petit troll, une sirène folle, Ou bien même un rhapsode à la vaine parole !
''Et, surtout, que le vent emporte mes paroles!'' Il manque le maux de la fin Cochonfucius !
J'ai raccourci d'un vers, mais sans supprimer la fin : « Ou bien même un rhapsode à la vaine parole ! » S'il manque un truc, c'est plus haut dans le texte.
J'admets que c'est un bon poème mais... J'ai besoin d'aide...On nous a dit d'écrire les impressions que ce poème a sur nous et d'en tirer une interprétation et d'analyser les procédés. Pouvez-vous m'aider?
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