Poème
La Vierge de cire
par Armand SILVESTRE
Sous la calme splendeur de son front ingénu Quelle pensée habile ou quel rêve sommeille ? On croirait voir encor sur sa bouche vermeille Un mystique sourire imprégné d’inconnu. Le col harmonieux se dresse, pur et nu, Sous la nuque arrondie aux gerbes d’or pareille. Un cantique lointain charme-t-il son oreille ? Jamais son cœur glacé ne s’est-il souvenu ? Sous le charme allangui de sa pâleur de cierge, Ce n’est pas une sœur de la robuste vierge Qu’enferma Sanzio dans un rêve immortel. Je la croirais plutôt fille de la Joconde Dont Léonard laissa cette image profonde Que semble envelopper l’encens sur un autel. Lille, 28 novembre 1881.
Commentaires (1)
La vierge de cire Aime un charpentier de plomb ; Quel fils auront-ils ?
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