Poème d’un membre
La tombe du poète
par guillaumePrevelMembre
Les cieux l'ont délaissé sur cette terre grise Où il menait sa vie aux sons des mandolines. Et son sang nourrit à présent la verte colline, Sous les nuages diaphanes et la légère brise. En son temps il chantait la beauté des femmes et des astres, Et maintenant, dans la longue nuit sans fin, il dort, Oubliant le son des rimes et la couleur de l'or, Ne pleurant plus les soirées funèbres et les tristes désastres. Sur son petit monticule de terre nue, Les oiseaux se posent et lui réservent leurs poèmes, En lui décrivant en des trilles merveilleux les pays de bohème. Et il écoute en silence sous la glaise, leurs chants attendris, Notant dans un coin de son jardin aux contours fleuris, Les images magnifiques des paysages qu'il n'a jamais vu.
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