Poème
La Thessalie
A Auguste Préault O Thessalie, il est dans tes monts pittoresques De noirs vallons, jonchés de laves et de rocs, Que l’éclair et la foudre en ses terribles chocs A peints de pourpre et d’or, comme de grandes fresques. Là, tordue et brisée en cent poses grotesques Et laissant la tempête éparpiller ses blocs, La Terre, que jamais ne déchirent les socs, Succomba sous l’effort des Titans gigantesques. Un granit, que jamais l’ouragan n’a ployé, Étale seul ses flancs et son front foudroyé Et mesure les cieux de son œil de colosse. O statuaire ! ainsi l’artiste à l’œil de feu, Les pieds sur le volcan et sur sa gueule atroce, D’un regard assuré plonge dans le ciel bleu. Octobre 1847.
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Dans la crypte ------------------ Il est, dessous l'église, un monde pittoresque Qu'un joyeux monstre d'or a creusé dans le roc ; Je me suis aperçu (pour moi, ce fut un choc) Qu'il l'avait décoré d'inénarrables fresques. Un gros moine, un évêque, un cardinal grotesque, La prêtraille est par lui défigurée en bloc ; On y voit Dupanloup qui retire son froc, Tout prêt à dévoiler sa gloire gigantesque, Son gourdin, que jamais faiblesse n'a ployé, Arme dont Jupiter aurait pu foudroyer Maint centaure, maint troll, maint arrogant colosse. Aussi, le bon prélat sourit de son oeil bleu, Manifestant sa joie dans son visage en feu, Disant « Vous voyez bien, je ne suis pas féroce ».
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