Poème
La morte et ses mains tristes…
par Marie NOËL
La Morte et ses mains tristes… Arrive au Paradis. « D’où reviens-tu, ma fille, Si pâle en plein midi ? - Je reviens de la terre Où j’avais un pays, De la saison nouvelle Où j’avais un ami. Il m’a donné trois roses Mais jamais un épi. Avant la fleur déclose, Avant le blé mûri, Hier il m’a trahie. J’en suis morte aujourd’hui. - Ne pleure plus, ma fille Le temps en est fini. Nous enverrons sur terre Un ange en ton pays, Quérir ton ami traître, Le ramener ici. - N’en faites rien, mon Père La terre laissez-lui. Sa belle y est plus belle Que belle je ne suis, Las ! et faudra, s’il pleure Sans elle jour et nuit Que de nouveau je meure D’en avoir trop souci. »
Commentaires (3)
je comprend enfin ce poeme,je le vis douloureusement, hélas. C est en feuilletant un vieux livre de mes grands parents depuis longtemps disparus que je découvre l oeuvre de marie noel . Merci pour le symbole
http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/07/27/marie-noel-d-auxerre-poetesse-tres-solitaire La statue d'Auxerre, Je l'ai prise en photo attirée par l'étrange statue, Je ne savais pas qui elle était- En rentrant, j'ai regardé sur le net _ C'était la poétesse __ Les rencontres sont étranges, même dans l'au-delà - Belle leçon de vie en effet. Aimer sans haine & démesurément post mortem -
Belles mains ------------- Une sibylle aux mains d'azur Arrive en inframonde ; Face au démon-portier qui gronde, Elle a le regard sûr. -- D'où viens-tu, bacchante au coeur froid, Vers ce jardin nocturne ? -- Je reviens, Gardien de la Loi, Du temple de Saturne. -- Or, quelle maison prendras-tu Ici pour résidence ? (La jouvencelle a répondu : -- J'en veux une où l'on danse.)
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