Poème
La maline
par Arthur RIMBAUD
Dans la salle à manger brune, que parfumait Une odeur de vernis et de fruits, à mon aise Je ramassais un plat de je ne sais quel met Belge, et je m'épatais dans mon immense chaise. En mangeant, j'écoutais l'horloge, - heureux et coi. La cuisine s'ouvrit avec une bouffée, - Et la servante vint, je ne sais pas pourquoi, Fichu moitié défait, malinement coiffée Et, tout en promenant son petit doigt tremblant Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc, En faisant, de sa lèvre enfantine, une moue, Elle arrangeait les plats, près de moi, pour m'aiser ; - Puis, comme ça, - bien sûr, pour avoir un baiser, - Tout bas : " Sens donc, j'ai pris 'une' froid sur la joue... "
Commentaires (2)
Aider moi a analyser ce poème svp !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ange équivoque --------- Il vint au monde quand le soleil s’allumait Et fut admiratif devant cette fournaise ; Son esprit s’exaltait, son âme s’enflammait, Il aurait adoré se cacher sous la braise. Quand il fut écolier, ses copains il plumait, Le pauvre instituteur en était mal à l’aise ; Car d’habitude un ange à la Loi se soumet Plus rigoureusement que les hommes de glaise. Son allure angélique est-elle un faux-semblant ? Est-ce un sombre démon sous un plumage blanc ? Un incube, un satyre, un vampire, une goule ? Nous n’en savons trop rien, répondre est malaisé, Peut-être qu’avec l’âge il pourra s’apaiser, Comme il advient à tous, lorsque le temps s’écoule.
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