Poème
La lune offensée
Ô Lune qu'adoraient discrètement nos pères, Du haut des pays bleus où, radieux sérail, Les astres vont se suivre en pimpant attirail, Ma vieille Cynthia, lampe de nos repaires, Vois-tu les amoureux, sur leurs grabats prospères, De leur bouche en dormant montrer le frais émail ? Le poète buter du front sur son travail ? Ou sous les gazons secs s'accoupler les vipères ? Sous ton domino jaune, et d'un pied clandestin, Vas-tu, comme jadis, du soir jusqu'au matin, Baiser d'Endymion les grâces surannées ? - " Je vois ta mère, enfant de ce siècle appauvri, Qui vers son miroir penche un lourd amas d'années, Et plâtre artistement le sein qui t'a nourri ! "
Commentaires (1)
Lune d’équinoxe ---------------- L’astre règne sur la nuit claire, C’est notre deuxième soleil ; Gardienne de notre sommeil Et divinité tutélaire. Sur nos plaisirs, sur nos galères, Sur notre matinal éveil, Toujours cet éclat nonpareil ; Cela n’est pas pour nous déplaire. « J’ai vu revenir le matin ; Mais il n’a pas encore éteint Ta lumière bientôt fanée. » La lune, à cet instant, sourit ; Du grand soleil, toute l’année, Son rayonnement se nourrit.
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