Poème
La coccinelle
par Victor HUGO
Elle me dit: "Quelque chose Me tourmente." Et j'aperçus Son cou de neige, et, dessus, Un petit insecte rose. J'aurais dû - mais, sage ou fou, A seize ans, on est farouche, - Voir le baiser sur sa bouche Plus que l'insecte à son cou. On eût dit un coquillage; Dos rose et taché de noir. Les fauvettes pour nous voir Se penchaient dans le feuillage. Sa bouche fraîche était là: Je me courbai sur la belle, Et je pris la coccinelle; Mais le baiser s'envola. "Fils, apprends comme on me nomme", Dit l'insecte du ciel bleu, "Les bêtes sont au bon Dieu; Mais la bêtise est à l'homme." Paris, mai 1830.
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La coccinelle rouge annonçait une fête, Mais elle n’a point dit en quel temps, en quel lieu ; La coccinelle jaune, un astre dans les cieux Que trouveront nouveau le barde et le prophète ; La compagnie en fut quelque peu stupéfaite : La coccinelle orange, un insecte fort pieux, A prédit du bonheur pour tous, jeunes et vieux, Ou bien, au minimum, une journée parfaite. La coccinelle rose a dit : « L’automne arrive Et nous allons bientôt passer sur l’autre rive Afin de profiter des beautés de l’hiver » . La coccinelle mauve a dit : « Dans nos étreintes, Nous ne nous sentons point tenues par la contrainte De commenter la chose en composant des vers » .
3 âmes des morts Sont venues la visiter L'étoile suprême __
Transmigration -------------------- Trois âmes ont volé par-dessus la colline : L'une, vêtue de rouge, avec de grands yeux d'or, L'autre, de jaune avec du sombre sur les bords, La troisième d'orange aux nuances divines.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/11/15/coccinelles/
Zebra
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