Poème d’un membre
L’île Bonaventure
par ClaudelMembre
Les fous de Bassan à tête jaune les macareux à bec tricolore tournoyaient en boucles ondulantes telles des flammes irisées au vent largue de la mer un tourbillon venu des falaises fouettait les oiseaux comme un martinet de torture et le ciel éthéré de particules d'eau déchaînait une rafale de bruines froides vers les nues, vers l'aura astrale vers l'empyrée des feux éternels l'air se remplit d'un fluide obscur la voûte céleste s'assombrit jusqu'au Zénith une émanation de vapeur sombre empêchait la lumière de surgir tel un blizzard glacial un mystérieux sifflement ranima les oiseaux perdus qui s'envolèrent vers les parois rocheuses pour se protéger du fléau, pour nicher et attendre patiemment l'accalmie. (Série : prose laurentienne) Tous droits réservés © Claude Lachapelle / Février 2020
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