Poème
Je naquis au bord d'une mer...
par Jean MORÉAS
Je naquis au bord d'une mer dont la couleur passe En douceur le saphir oriental. Des lys Y poussent dans le sable, ah, n'est-ce ta face Triste, les pâles lys de la mer natale ; N'est-ce ton corps délié, la tige allongée Des lys de la mer natale ! Ô amour, tu n'eusses souffert qu'un désir joyeux Nous gouvernât; ah, n'est-ce tes yeux, Le tremblement de la mer natale !
Commentaires (1)
Oiseau pèlerin ------- Je vais au bout de la planète, C’est pour rencontrer des dieux morts ; J’exerce mon âme et mon corps À survivre à plusieurs défaites. Moi qui n’écoute aucun prophète, Je sais qu’ils n’ont pas toujours tort ; Mais je les trouve un peu trop forts Pou ma contexture imparfaite. J’ai dans mon antre leurs portraits Et de leurs livres des extraits ; Fragments de sagesse profonde. Jamais cela ne me servit ; Je suis un être inassouvi, Triste pèlerin de ce monde.
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