Poème
Je fumais tout en mon fort soupirer
par Pontus de TYARD
Je fumais tout en mon fort soupirer, Si chaudement, que le froid de son coeur Se distilla ; et l'ardente vigueur Lui fit d'Amour un soupir respirer. Mes yeux aussi, coutumiers d'attirer A leurs ruisseaux tant de triste liqueur, Amollissaient toute dure rigueur, Dont me soulait ma dame martyrer. Quand comme émue au soin de mon souci, Me bienheurant de piteuse merci, Merci, fin seule à mes dolents ennuis, " Ami, dit-elle en visage amoureux, Je mettrai fin à tes jours langoureux, Pour commencer tes bienheureuses nuits. "
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Deux cosmos ---------- Deux univers peuvent interférer, C’est peu fréquent, la chose est hasardeuse ; Une frontière alors devient poreuse, Vous passerez, si vous le désirez Vers l’autre monde un chercheur attiré A traversé la muraille brumeuse ; Il observa de façon rigoureuse Comment ce mur vint à se déchirer. Croyant atteindre un pays sans souci, Il découvrit un terroir sans merci ; Il lui fallut prudemment se conduire. A-t-il là-bas trouvé une amoureuse ? Lui offrit-on des boissons savoureuses ? Ses souvenirs à son retour s’enfuirent.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2020/11/19/deux-cosmos/
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