Poème
J'allais partir ...
J’allais partir ; doña Balbine Se lève et prend à sa bobine Un long fil d’or ; À mon bouton elle le noue, Et puis me dit, baisant ma joue : « Restez encor ! « Par l’un des bouts ce fil, trop frêle Pour retenir un infidèle, Tient à mon cœur… Si vous partez, mon cœur s’arrache : Un nœud si fort à vous m’attache, Ô mon vainqueur ! — « Pourquoi donc prendre à ta bobine Pour me fixer, doña Balbine, Un fil doré ? À ton lit qu’un cheveu m’enchaîne, Se brisât-il, sois-en certaine, Je resterai ! » Grenade.
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