Poème
J'aime l'aube aux pieds nus qui se coiffe de thym
par Albert SAMAIN
J’aime l’aube aux pieds nus qui se coiffe de thym, Les coteaux violets qu’un pâle rayon dore, Et la persienne ouverte avec un bruit sonore, Pour boire le vent frais qui monte du jardin, La grand’rue au village un dimanche matin, La vache au bord de l’eau toute rose d’aurore, La fille aux claires dents, la feuille humide encore, Et le divin cristal d’un bel oeil enfantin. Mais je préfère une âme à l’ombre agenouillée, Les grands bois à l’automne et leur odeur mouillée, La route où tinte, au soir, un grelot de chevaux, La lune dans la chambre à travers les rideaux, Une main pâle et douce et lente qui se pose, "Deux grands yeux pleins d’un feu triste",et,sur toute chose Une voix qui voudrait sangloter et qui n’ose...
Commentaires (3)
La plaine aux odeurs de thym Que le soleil d’été dore Est emplie de chants sonores Comme un immense jardin, Chaque dimanche matin, Les villageois, dès l’aurore, S’en vont l’admirer encore, Ah, quel plaisir enfantin ! Les femmes agenouillées Dans la douce odeur mouillée, Les moutons et les chevaux, Les chambres aux vieux rideaux, Les papillons qui se posent, L’immense douceur des choses.. Je veux en parler, je n’ose...
Papillon de l’aube .......... Moi, je n’ai pas de nom latin, Ou bien je n’en ai pas encore ; J’évite l’oiseau qui picore Des insectes en ce jardin. C’est dimanche, c’est le matin, L’aube qui précède l’aurore ; Un oiseau de nuit vole encore, Se dirigeant vers les lointains. Cette aube n’est pas par rien souillée, Pas même non plus trop mouillée ; Nous bénissons ce jour nouveau. Un chercheur ouvre son rideau Sur mille questions qui se posent, Concernant de futiles choses..
Papillon de l’aube ....... retouche Moi, je n’ai pas de nom latin, Ou bien je n’en ai pas encore ; J’évite l’oiseau qui picore Des insectes en ce jardin. C’est dimanche, c’est le matin, L’aube qui précède l’aurore ; Un oiseau de nuit vole encore, Se dirigeant vers les lointains. Cette aube n’est par rien souillée, Pas même non plus trop mouillée ; Nous bénissons ce jour nouveau. Un chercheur ouvre son rideau Sur mille questions qui se posent, Concernant de futiles choses..
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