Poème
Il pleuvait. Les tristes étoiles
par Paul-Jean TOULET
Il pleuvait. Les tristes étoiles Semblaient pleurer d'ennui. Comme une épée, à la minuit, Tu sautas hors des toiles. - Minuit ! Trouverai-je une auto, Par ce temps ? Et le pire, C'est mon mari. Que va-t-il dire, Lui qui rentre si tôt ? - Et s'il vous voyait sans chemise, Vous, toute sa moitié ? - Ne jouez donc pas la pitié. - Pourquoi ?... Doublons la mise.
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Maître Zhuang ------------------- Assignée à son cercle, au grand jamais l’étoile Ne dit au vaste ciel que c’est source d’ennui, Ni ne craint de devoir travailler à minuit Sous l’oeil de l’astronome habillé d’humble toile. Pour traverser le fleuve, emprunte le bateau ; Le traînant sur le sol, tu prêterais à rire. La chose que tu sais, nul besoin de la dire, Les gens la connaîtront toujours bien assez tôt. N’encombre ton logis de multiples chemises ; Trouvant un bon morceau, n’en prends que la moitié. Ciel et Terre n’ont point la vertu de pitié ; Pour l’humain, certains jours, elle n’est point de mise.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/03/16/maitre-zhuang/
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