Poème
Il fait nuit
par Robert DESNOS
Tu t’en iras quand tu voudras Le lit se ferme et se délace avec délices comme un corset de velours noir Et l’insecte brillant se pose sur l’oreiller Éclate et rejoint le Noir Le flot qui martèle arrive et se tait Samoa la belle s’endort dans l’ouate Clapier que fais-tu des drapeaux ? tu les roules dans la boue À la bonne étoile et au fond de toute boue Le naufrage s’accentue sous la paupière Je conte et décris le sommeil Je recueille les flacons de la nuit et je les range sur une étagère Le ramage de l’oiseau de bois se confond avec le bris des bouchons en forme de regard N’y pas aller n’y pas mourir la joie est de trop Un convive de plus à la table ronde dans la clairière de vert émeraude et de heaumes retentissants près d’un monceau d’épées et d’armures cabossées Nerf en amoureuse lampe éteinte de la fin du jour Je dors
Commentaires (3)
Cette version de ce très beau poème est fausse, il y a en effet deux erreurs : au vers 8, c'est : "tu les roules dans la boue" au vers 12, c'est : "Je recueille les flacons de la nuit." Si vous pouviez les rectifier au plus vite...
C'est corrigé, merci beaucoup Anna.
Celui qui arrive à m'expliquer le thème du texte, je lui paye Macdo
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