Poème
Horreur sympathique
De ce ciel bizarre et livide, Tourmenté comme ton destin, Quels pensers dans ton âme vide Descendent ? Réponds, libertin. - Insatiablement avide De l'obscur et de l'incertain, Je ne geindrai pas comme Ovide Chassé du paradis latin. Cieux déchirés comme des grèves, En vous se mire mon orgueil, Vos vastes nuages en deuil Sont les corbillards de mes rêves, Et vos lueurs sont le reflet De l'Enfer où mon coeur se plaît.
Commentaires (1)
Intermittences --------------- Certains jours, le monde est limpide, Et rectiligne le destin ; Mais d'autres jours, il tourne à vide, Ne nous montrant rien de certain. Or, s'il se montre trop aride, Va t'asseoir au Quartier Latin ; Ne va pas te faire de rides, Tout ira mieux demain matin. Profite d'un instant de trêve Pour te divertir, sans orgueil, Laissant les soucis hors du seuil. Jour de détresse ou jour de rêve ? Qu'importe, ce n'est qu'un reflet Dont le contour est incomplet.
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