Poème
Grédelu
Naguères j’ai vu Grédelu Représenter un jeune singe. Au fond du grand bois chevelu Naguères j’ai vu Grédelu. Ce soir-là, certes, il a plu Sans l’éclat trompeur du beau linge. Naguères j’ai vu Grédelu Représenter un jeune singe. Décembre 1845.
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Singe du duc ---------------- Dans ce manoir, il a passé sa vie, Sans être atteint d’aucun mal douloureux ; Car il n’eut pas de maîtres rigoureux, Il ne fut point une bête asservie. Or, notre époque est assez obscurcie, Et rien n’y vaut un vieux manoir ombreux ; Nul n’y subit de songes ténébreux, Les destinées n’y sont pas endurcies. Qu’il est heureux, ce primate, ici-bas ! Il ne craint pas le jour de son trépas, Ayant toujours bien employé ses heures ; Et même moi, qui aime la rigueur, Je voudrais vivre en pareille langueur, Et que ma poésie jamais ne meure.
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