Poème
Galatée et Pygmalion
par Charles CROS
Groupe sculpté par... Pygmalion, sculpteur, a travaillé la pierre Si bien que Galatée idéale apparaît Il a mis tout son coeur à cet effort secret Toute son âme émue et toute sa lumière. La voilà, blanche dans l'atelier solitaire, Finie aux yeux, finie aux reins et l'on croirait Que le pied délicat quitte le socle, prêt À courir dans la vie. Et même la paupière A remué Ce n'est pas une illusion... Le marbre devient chair ! Pourquoi, Pygmalion, As-tu fait si charmeurs ces seins et ces épaules ? Elle vit. Écrasé sous sa mignonne main Tu subis nos douleurs d'hier et de demain : L'épine de la rose et la neige des pôles.
Commentaires (6)
Rodin nous donne à voir un homme nu qui pense, Plus éloquent ainsi que bien des orateurs. Cette antique leçon que transmet le sculpteur Possède la saveur des belles évidences.
Sculpture non figurative ------------ Un bizarre sculpteur trouve une étrange pierre, Dans la clarté du jour, un monde y transparaît ; Cet artiste voudrait découvrir les secrets Que semble révéler la changeante lumière. Je le vois entamer son labeur solitaire, Faisant du minéral un monument abstrait ; Par aucun contretemps l’atelier n’est distrait, Il a donc tout loisir d’explorer le mystère. Il est le laboureur qui trace un beau sillon, Il est le flibustier sous un noir pavillon Ou le barde inspiré narrant le Tour de Gaule. Zeus éclaire son coeur, Hermès guide sa main, Sans oublier Bacchus qui lui trace un chemin Pour cueillir le succès d’un pôle à l’autre pôle.
C'est trop bien ! Le poeme de pygmalion est galatée de CHARLES CROS
c'est nul changeait le !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Arbre abstrait ----------- Cet arbre semble être de pierre, Ça lui donne un certain attrait : Un sculpteur en fit le portrait En buvant quelques pots de bière. L’artiste sage et solitaire Aimait les monuments abstraits ; Pour trois admirateurs distraits, Il en évoquait le mystère. L’oeuvre va dans un pavillon Orné de mille papillons ; C’est un abri, pas une geôle. Cet arbre regarde l’humain Qui par le travail de ses mains Fit un objet plaisant et drôle.
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