Poème
Fleurs
par Arthur RIMBAUD
D’un gradin d’or, — parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, — je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis de filigranes d’argent, d’yeux et de chevelures. Des pièces d’or jaune semées sur l’agate, des piliers d’acajou supportant un dôme d’émeraudes, des bouquets de satin blanc et de fines verges de rubis entourent la rose d’eau. Tels qu’un dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses.
Commentaires (4)
Les fleurs ont longtemps cru oeuvrer pour les insectes, et découvrent soudain le désir des poètes.
je pense que c'est une profondeur,profonde de l'importance accordée aux fleures,c'est-à-dire aux femmes;qui croyaient n'être que le bijou des hommes ordinaires,elles sont surprise d'être trouvé dans la lune des poétes.
je vous conseille le poème de la fleur solitaire de andré lemoyne
Magique j’ai rarement vu sa tié un poète
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