Poème
Fils de la foudre
par Aimé CÉSAIRE
Et sans qu'elle ait daigné séduire les geôliers à son corsage s'est délité un bouquet d'oiseaux-mouches à ses oreilles ont germé des bourgeons d'atolls elle me parle une langue si douce que tout d'abord je ne comprend pas mais à la longue je devine qu'elle m'affirme que le printemps est arrivé à contre-courant que toute soif est étanchée que l'automne nous est concilié que les étoiles dans la rue ont fleuri en plein midi et très bas suspendent leurs fruits.
Commentaires (2)
ravi je suis de mon pépé aimé césair et pour lui emboîter les pas de l'engagement avec vous je partage ce poème L’APRES INDEPENDANCE « Enfin libre, ABLODE ! ABLODE GBADJA ! Une ère nouvelle » A-t-on dit : Plus de maux ou d’écueils, venant De soient disant Mondes d’éveils. La mère PATRIE, A nous et à nous seules pour toujours, A-t-on aussi véhémenté non sans appétit Aux yeux et à la barbe, sans dépit, Du colonisateur, peu de velours. Et pourtant que de zéro pointés De haine, de mépris et de coups bas Aussi désolants, poignant que frappants. Rien n’a changé de vrai et de probant Sur la Natale Denyibgan ; Depuis ces miettes jours Où les pleures de rires Ont-t-ils pris le dessus, cossu ; Au grand désarroi du TOUBAB. TOUBAB longtemps incriminé Cause irréfutable de l’infertilité de notre TOGO ! Terre de nos AÏEUX. Terre après ces festives miettes temps De jours comme de lunes N’a de cesse crié désespoir Désespoir contre qui d’après vous ? Sûrement pas contre ces PATER-NOSTERIENS Mais plutôt les siens.
Il y a un E à CésairE
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