Poème
Fête d'hiver
par Arthur RIMBAUD
La cascade sonne derrière les huttes d’opéra-comique. Des girandoles prolongent, dans les vergers et les allées voisins du Méandre, — les verts et les rouges du couchant. Nymphes d’Horace coiffées au Premier Empire, — Rondes Sibériennes, Chinoises de Boucher.
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Danseur nocturne --------------------- Un korrigan, quittant sa maison souterraine, Heureux de ne trouver nulle présence humaine, Boit le rouge et le vert du lumineux couchant Pendant que les grillons méditent dans les champs. Il croit voir mille corps, modèles pour Boucher, Mais le seul pèlerin que l’on voit déboucher À l’orée du bosquet, de son pas débonnaire, C’est, bien modestement, notre ami Piaf-Tonnerre.
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