Poème
Euphrosyne
par André CHÉNIER
Ah ! ce n'est point à moi qu'on s'occupe de plaire. Ma soeur plus tôt que moi dut le jour à ma mère. Si quelques beaux bergers apportent une fleur, Je sais qu'en me l'offrant ils regardent ma soeur ; S'ils vantent les attraits dont brille mon visage, Ils disent à ma soeur : " C'est ta vivante image. " Ah ! pourquoi n'ai-je encore vu que douze moissons ? Nul amant ne me flatte en ses douces chansons ; Nul ne dit qu'il mourra si je suis infidèle. Mais j'attends. L'âge vient. Je sais que je suis belle. Je sais qu'on ne voit point d'attraits plus désirés Qu'un visage arrondi, de longs cheveux dorés, Dans une bouche étroite un double rang d'ivoire, Et sur de beaux yeux bleus une paupière noire.
Commentaires (3)
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Expliquez ce poème de Chénier svp car je comprends pas
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