Poème
Étendards - 2e canonnier conducteur
Me voici libre et fier parmi mes compagnons Le réveil a sonné et dans le petit jour je salue La fameuse Nancéenne que je n’ai pas connue AS-TU CONNU LA PUTAIN DE NANCY QUI A FOUTU LA VXXXXX À TOUTE L’ARTILLERIE L’ARTILLERIE ne s’est pas aperçu qu’elle avait mal au … Les 3 servants bras dessus bras dessous se sont endormis sur l’avant-train Et conducteur par mont par val sur le porteur Au pas au trop ou au galop je conduis le canon Le bras de l’officier est mon étoile polaire Il pleut mon manteau est trempé et je m’essuie parfois la figure Avec la serviette-torchon qui est dans la sacoche du sous-verge Voici des fantassins aux pas pesants aux pieds boueux La pluie les pique de ses aiguilles le sac les suit SACRÉ NOM DE DIEU QUELLE ALLURE NOM DE DIEU QUELLE ALLURE CEPENDANT QUE LA NUIT DESCEND SALUT MONDE DONT JE SUIS LA LANGUE ÉLOQUENTE QUE SA BOUCHE O PARIS TIRE ET TIRERA TOUJOURS AUX ALLEMANDS Fantassins Marchantes mottes de terre Vous êtes la puissance Du sol qui vous a faits Et c’est le sol qui va Lorsque vous avancez Un officier passe au galop Comme un ange bleu dans la pluie grise Un blessé chemine en fumant une pipe Le lièvre détale et voici un ruisseau que j’aime Et cette jeune femme nous salue charretiers La Victoire se tient après nos jugulaires Et calcule pour nos canons les mesures angulaires Nos salves nos rafales sont ses cris de joie Ses fleurs sont nos obus aux gerbes merveilleuses Sa pensée se recueille aux tranchées glorieuses J'ENTENDS CHANTER L'OISEAU LE BEL OISEAU RAPACE
Commentaires (3)
Il manque une partie des étendards à savoir : SOUVENIR DE PARIS AVANT LA GUERRE ILS SERONT BIEN PLUS DOUX APRES LA VICTOIRE. (sachant que celui-ci est en forme de cathédrale (Notre-dame de Paris))
Chevalier obscu ---------- Je suis dans ma maison de sable Et cette rue n’a pas de nom ; Sur le toit flotte un vieux pennon, C’est un symbole inconnaissable. Dans le jardin rouille un canon Chargé de boulets inclassables ; La porte n’est pas incassable Car cela se saurait, sinon. Pour graver mon panégyrique, J’ai des alchimistes secrets Qui m’enterreront sans regrets ; Pardon, ceci n’est point lyrique, Ce sont les mots d’un mercenaire, Bien peu dignes d’Apollinaire.
Grand combattant ---------- Chevalier au blason de sable D’un château qui n’a pas de nom De sinople est son grand pennon Et son armure est incassable On dit que sa femme est canon C’est une ondine insaisissable Ses ennemis sont haïssables Qu’il pourchasse au son du clairon Je n’en fais nul panégyrique Je ne vous dis pas ses secrets C’est tout juste un sonnet lyrique Pour ce batailleur sans regrets Cet implacable mercenaire Qui le soir lit Apollinaire.
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