Poème
Epoque perpétuelle
par Charles CROS
Inscriptions cunéiformes, Vous conteniez la vérité ; On se promenait sous des ormes, En riant aux parfums d'été ; Sardanapale avait d'énormes Richesses, un peuple dompté, Des femmes aux plus belles formes, Et son empire est emporté ! Emporté par le vent vulgaire Qu'amenaient pourvoyeurs, marchands, Pour trouver de l'or à la guerre. La gloire en or ne dure guère ; Le poète sème des chants Qui renaîtront toujours sur terre.
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Dans les cieux --------------------- Au ciel d'argent, les anges dorment, Sauf un qui reste à méditer, Perché sur une branche d'orme Tout le printemps, et tout l'été. Au ciel d'azur, le jour se forme ; Les licornes l'ont invité, Ça nous fait un plaisir énorme De découvrir tant de beauté. Au ciel d'or, un démon vulgaire Se prépare à partir en guerre ; Il incline son front méchant. Rien de nouveau dans les trois sphères ; Ils ont l'art de ne pas s'en faire, Ces anges dont j'entends les chants.
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