Poème
Épilogue
À vingt ans, poète aux abois, Quand revenait la saison rose, J'allais promener sous les bois Mon coeur morose. À la brise jetant, hélas! Le doux nom de quelque infidèle, Je respirais les frais lilas En rêvant d'elle. Toujours friand d'illusions, Mon coeur, que tout amour transporte, Plus tard à d'autres visions Ouvrit sa porte. La gloire, sylphe décevant Si prompt à fuir à tire-d'aile, À son tour m'a surpris souvent A rêver d'elle. Mais maintenant que j'ai vieilli, Je ne crois plus à ces mensonges : Mon pauvre coeur plus recueilli A d'autres songes. Une autre vie est là pour nous, Ouverte à toute âme fidèle : Bien tard, hélas! à deux genoux, Je rêve d'elle!
Commentaires (1)
Attention au lancer de fléchettes je suis aussi très bon !!!
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