Poème
Épigramme - Grâce à ce comte libéral...
Œuvres poétiques - Première partie
Grâce à ce comte libéral, Et à la guerre de Mirande: Je suis poète et caporal, O dieux, que ma fortune est grande! O combien je reçois d'honneur Des sentinelles que je pose! Le sentiment de ce bonheur Fait que jamais je ne repose: Si je couche sur le pavé, Je n'en suis que plus tôt levé; Parmi les troubles de la guerre Je n'ai point un repos en l'air: Car mon lit ne saurait branler Que par un branlement de terre.
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Évêque et chanson ----------------- Dupanloup déclara : Si caricatural Que puisse être un couplet, mon indulgence est grande. Quel mal si les enfants le chantonnent en bande ? Je garde, quand à moi, mon calme épiscopal. Leur chanson les amuse, et c'est le principal. Trouver de l'impudeur dans les refains qu'ils scandent ? Que ce serait mesquin ! jamais ils ne prétendent Égaler la beauté d'un psaume vespéral. Quand, sous risible forme, est un portrait gravé, Disons : C'est, pour tout homme, un succès achevé, Motif d'amusement, et non point de vengeance. Soldats pour des bons mots ne croisent point le fer, Ni Dieu ne fait tonner la foudre dans les airs : Et, par moi, vous le dit notre Église de France.
« Trouver de l'impudeur dans les refains qu'ils scandent » (sixième vers)
« Trouver de l'impudeur dans les refrains qu'ils scandent » (sixième vers)
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