Poème d’un membre
Edel
par ATOSMembre
Sentinelle sans regard, Je n'aurai de mes mains bientôt plus d'alarme. Dans la plaine immense du ciel je ne saurai rester plus avant éternelle à moi même. Au cœur de mon âme il me faut trouver la force de donner à mes mains un visage. Étrangères de moi même, éloignées plus encore, De ma parole, elles se souviennent. Si je le veux, L'hiver saura nous être fort. Vois, après tant de larmes, mes mains annoncent leur musique au nacre miroir de la neige. Fleur sentinelle, Solitaire de moi même, en mes mains, mon âme danse et veille. Si je le peux, à travers cet hiver je parcourrai la lumière.
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