Poème
Distance
par Esther GRANEK
A peine assis d’un quart de fesse au strapontin de la kermesse qu’on appelle le quotidien moi le badaud, le baladin… D’aucun ailleurs, non plus d’ici… Tout juste une ombre qu’on oublie… Témoin qui rit en contrepoint ! Me soit destin sans lien ni fil ! Sitôt craignant, déjà je file sans au revoir ni à demain, moi le badaud, le baladin… Et maudissant ma solitude, mais chérissant ces vastitudes où je me perds tel un zéro, j’irai m’asseoir d’un quart de fesse au strapontin de la promesse qu’on appelle le quotidien, moi le badaud, le baladin… Et déjà plus ailleurs qu’ici, semant mes regrets en chemins, resterai ombre qu’on oublie… 1997
Commentaires (1)
Je découvre ce poème dans les allées Montespan à Bourbon l'archambault,dans le cadre de l'exposition"Bancs Poèmes". Sur place, Je l'ai recopié et en marchant , tenté de l'apprendre par cœur..Merci à Mme Esther Granek de cette émouvante découverte: votre poème me parle et me touche profondément.Je vais,maintenant, découvrir votre poésie sur ce site très bien fait.MERCI encore.Quel talent.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.