Poème
Dimanches (Ô Dimanches bannis)
par Jules LAFORGUE
Ô Dimanches bannis De l'Infini Au-delà du microscope et du télescope, Seuil nuptial où la chair s'affale en syncope... Dimanches citoyens Bien quotidiens De cette école à vieux cancans, la vieille Europe, Où l'on toue, s'en tricotant des amours myopes... Oh! tout Lois sans appel, Je sais, ce Ciel, Et non un brave toit de famille, un bon dôme Où s'en viennent mourir, très-appréciés, nos psaumes! C'est fort beau comme fond À certains fronts, Des Lois! et pas de plus bleue matière à diplômes... - Mais, c'est pas les Lois qui fait le bonheur, hein, l'homme ?
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