Poème d’un membre
Dans le Silence et la Solitude
par Nanouchkafab44Membre
Paupières ensommeillées de rêves enfièvrés de larmes baignées sur ton absence Fenêtre entr'ouverte je m'éveille l'horizon empourpre l'Orient Piqués par l'air vif mes yeux se plissent et sensibles clignotent première gelée d'automne Au loin un chien aboie des coqs se saluent En mon coeur la mélancolie - Prélude de Bach ans le silence et la solitude des paroles murmurées que tu n'entends pas des mots jetés que tu ne liras pas Allongée dans le jardin regard clos par la caresse fraîche du soleil de septembre Je parcours une improbable route droite elle s'élance entre les côteaux en réalité sinueuse comme un serpent venimeux Là-haut opalescent ronronne un sillon d'avion Près de moi étendue soupire et rêve ma brune Nouka - Gnossienne numéro trois de Satie mes doigts sur le clavier Des images floutées dans la pénombre de mes yeux aveugles A perte de vue la route s'étire croise d'autres horizons le ressac et l'écume bruissent le ciel argent me hèle Toi aussi tu perçois cet appel désir ardent les rives de tes bras m'enlacent la presqu'île devient ILE Mais Poumons resserrés comment respirer l'odeur de ta peau devinée Au zénith plane immobile dans l'immensité bleue voilée de blanc un faucon pélerin ailes déployées Les dernières abeilles se gorgent des nectars sucrés Dans le silence et la solitude Forte de Toi m'échappent délicieusement sensuelles tendres imprévisibles des caresses comme un envol - Ô tes yeux tes lèvres tes boucles folles ! La Nuit me prend m'enveloppe tu t'éloignes si loin toujours Il est tard Mes yeux s'étonnent s'affolent te cherchent à travers l'infinitude étoilée de la voûte céleste Ma peau soudain frémit sous ce baiser muet presque immatériel Tu m'as rendu le souffle Tu es là quelque part sur le globe Je t'aime De ma chambre écrin de ma folie dansent sur la pointe des pieds des notes amies Nocturne de Chopin Adagio de Mozart Puis le Silence la Solitude © F.R
Connecte-toi pour laisser un commentaire.