Poème
Dans la maison où notre amour a voulu naître
par Émile VERHAEREN
Dans la maison où notre amour a voulu naître, Avec les meubles chers peuplant l'ombre et les coins, Où nous vivons à deux, ayant pour seuls témoins Les roses qui nous regardent par les fenêtres. Il est des jours choisis, d'un si doux réconfort, Et des heures d'été, si belles de silence, Que j'arrête parfois le temps qui se balance, Dans l'horloge de chêne, avec son disque d'or. Alors l'heure, le jour, la nuit est si bien nôtre Que le bonheur qui nous frôle n'entend plus rien, Sinon les battements de ton coeur et du mien Qu'une étreinte soudaine approche l'un de l'autre.
Commentaires (1)
Les discours en écho, les gestes en accord, La preuve que l'amour est toujours le plus fort, Celui qui vous endort sur une même couche. Seule une chose peut faire taire ce chant, C'est l'instant où nos corps, enfin se rapprochant, Se voient coeur contre coeur et bouche contre bouche.
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