Poème
Contemplation
par Esther GRANEK
Attendrissant, ce blond, lumineuse auréole de mèches douces et folles te caressant le front. Si émouvant, ce bleu où baigne ton regard. Ne te ferai d’aveu. Car me taire est ma part. Et troublant, cet ourlet au contour de tes lèvres où mon regard en fièvre s’attarde, triste et muet. Meurtrissants, tes silences. Sortes d’affreux départs où je n’ai nulle part ni aucune présence. Et torturant, ton rire. Tu me blesses en ta joie. Encor je reste coi, ne sachant que te dire. Combien narguant, ce châle entourant tes épaules !… Je lui envie son rôle et n’en ai que plus mal. Mais apaisant, ce gris où tu aimes t’asseoir à l’approche du soir. Chien fidèle, je t’y suis. N’est-il plaisant mon lot ? Ta vue m’est un cadeau dont je me sens empli. Mon bonheur n’a de prix. Attendrissant, ce blond… Lumineuse auréole… 1981
Commentaires (1)
Dieu que j'aime vos poésies si lumineuses et pures, simples et belles. Merci Esther, Esther Granek.
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