Poème
Complainte-placet de Faust fils
par Jules LAFORGUE
Si tu savais, maman Nature, Comme Je m'aime en tes ennuis, Tu m'enverrais une enfant pure, Chaste aux « et puis ? » Si tu savais quelles boulettes, Tes soleils de Panurge ! dis, Tu mettrais le nôtre en miettes, En plein midi. Si tu savais, comme la Table De tes Matières est mon fort ! Tu me prendrais comme comptable, Comptable à mort ! Si tu savais ! les fantaisies ! Dont je puis être le ferment ! Tu ferais de moi ton Sosie, Tout simplement.
Commentaires (4)
Bonjour, Certaines fautes mériteraient d'être corrigées. L'édition GF propose en effet une édition fautive, la meilleure étant celle de l'imprimerie nationale.Voici les erreurs relevées: • En matière de majuscules, le Je du dernier paragraphe ( ça c'est de votre fait ). • En matière de ponctuation, Laforgue posait un point à la fin du premier paragraphe, et un point d'exclamation au deuxième vers du deuxième paragraphe. Merci toutefois, de faire honneur à ce beau poème. Cordialement, E.A.
ERRATUM: au premier point, il fallait lire "majuscule" Cordialement, E.A.
Y.K. On sait tous que cest lui.
Sagesse de Panurge ---------- Panurge dit souvent des choses ridicules, Mais il sut autrefois rendre sage un oiseau ; Ce volatile apprit à tresser des roseaux Pour bâtir près du fleuve une grande cellule. Il instruisit aussi la Dame Libellule Dans l’art de survoler le rivage et les eaux ; Ensuite il éduqua le duc de Palaiseau En lui montrant comment mener un groupuscule. Du marchand de moutons jadis il se foutit, Qui pour cette raison dans la mer aboutit ; Cette action, Rabelais ne l’a point condamnée. Donc, je ne le prends point pour un épouvantail ; Piaf-Tonnerre m’a dit qu’en ses jeunes années Il lui transmit son art en gros et en détail.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.