Poème
Clémence
Ô peu durables fleurs de la beauté mortelle ! PHILIPPE DESPORTES. D’Isabelle l’âme ait paradis. Épitaphe gothique. Un monument sur ta cendre chérie Ne pèse pas, Pauvre Clémence, à ton matin flétrie Par le trépas. Tu dors sans faste, au pied de la colline, Au dernier rang, Et sur ta fosse un saule pâle incline Son front pleurant ; Ton nom déjà par la nuit et la neige Est effacé Sur le bois noir de la croix qui protège Ton lit glacé. Mais l’amitié qui se souvient, fidèle, Avec des fleurs, Vient, à l’endroit seulement connu d’elle, Verser des pleurs.
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Quel est la date de publication du poème Clémence de Théophile Gautier ?
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