Poème
Ce coeur plaintif, ce coeur d'automne
par Charles GUÉRIN
Ce coeur plaintif, ce coeur d'automne, Qui veut l'aimer ? Ma belle enfant, on vous le donne Pour un baiser. Amusez-vous, car je vous vois Inoccupée, A le briser, comme autrefois Votre poupée. Ce sera moins long que les roses A déchirer, Puis vous irez à d'autres choses, Et moi pleurer.
Commentaires (2)
Détacjement ------- Ce coeur, ce pauvre coeur que tout mal abandonne, Dorénavant, va-t-il aux loisirs s’adonner ? S’il tarde à te répondre, il faut lui pardonner, Ses mots sont tout en vrac, attendons qu’ils s’ordonnent. La lune le pétrit, la brume le façonne, Il va comme un errant dans les champs moissonnés ; Il entend, vers le soir, une cloche sonner, Il se met à rêver d’un village en Essonne. Comme un lecteur gourmand qui d’un livre s’empare, À rêver d’un ailleurs voici qu’il se prépare, Un coin de l’avenir ou du lointain passé. Une muse il entend, une voix amicale, Sa présence embellit la chambre monacale ; Nulle amante jamais ne la put surpasser.
Détachement ---- retouche ------- Ce coeur, ce pauvre coeur que tout mal abandonne, Dorénavant, va-t-il aux loisirs s’adonner ? S’il tarde à te répondre, il faut lui pardonner, Ses mots sont tout en vrac, attendons qu’ils s’ordonnent. La lune le pétrit, la brume le façonne, Il va comme un errant dans les champs moissonnés ; Il entend, vers le soir, une cloche sonner, Il se met à rêver d’un village en Essonne. Comme un lecteur gourmand qui d’un livre s’empare, À rêver d’un ailleurs voici qu’il se prépare, Un coin de l’avenir ou du lointain passé. Une muse il entend, une voix amicale, Sa présence embellit la chambre monacale ; Nulle amante jamais ne la put surpasser.
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