Poème
Case d'Armons - La nuit d'avril 1915
À L. de C.-C. Le ciel est étoilé par les obus des Boches La forêt merveilleuse où je vis donne un bal La mitrailleuse joue un air à triples-croches Mais avez-vous le mot Eh ! oui le mot fatal Aux créneaux Aux créneaux Laissez là les pioches Comme un astre éperdu qui cherche ses saisons Coeur obus éclaté tu sifflais ta romance Et tes mille soleils ont vidé les caissons Que les dieux de mes yeux remplissent en silence Nous vous aimons ô vie et nous vous agaçons Les obus miaulaient un amour à mourir Un amour qui se meurt est plus doux que les autres Ton souffle nage au fleuve où le sang va tarir Les obus miaulaient Entends chanter les nôtres Pourpre amour salué par ceux qui vont périr Le printemps tout mouillé la veilleuse l'attaque Il pleut mon âme il pleut mais il pleut des yeux morts Ulysse que de jours pour rentrer dans Ithaque Couche-toi sur la paille et songe un beau remords Qui pur effet de l'art soit aphrodisiaque Mais orgues aux fétus de la paille où tu dors L'hymne de l'avenir est paradisiaque
Commentaires (6)
pouvez vous m'aider svp je dois faire mon sujet d'histoire des arts sur ce poeme mais je ne trouve aucune information sur internet
pouvez vous m'aider svp je dois faire mon sujet d'histoire des arts sur ce poeme mais je ne trouve aucune information sur internet
bien écrit
tu est un bon mec guillaume jtm 3
J'aime bien ce poème même si je dois faire un commentaire dessus et que j'espère qu'il ne tombera pas au bac.
AIDEZ-MOIIIII, je ne trouve pas : Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Le ciel, la nuit, l'été!!! (désespoir) ;(
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