Poème
Caresse
par Charles CROS
Tu m'as pris jeune, simple et beau, Joyeux de l'aurore nouvelle ; Mais tu m'as montré le tombeau Et tu m'as mangé la cervelle. Tu fleurais les meilleurs jasmins, Les roses jalousaient ta joue ; Avec tes deux petites mains Tu m'as tout inondé de boue. Le soleil éclairait mon front, La lune révélait ta forme ; Et loin des gloires qui seront Je tombe dans l'abîme énorme. Enlace-moi bien de tes bras ! Que nul ne fasse ta statue Plus près, charmante ! Tu mourras Car je te tue - et je me tue.
Commentaires (1)
Un peu misogyne ce poème ! Il m'a fait penser à un conte d ' Alphonse Daudet : L' homme à la cervelle d' or ...
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