Poème
Billet
Pas les rafales à propos De rien comme occuper la rue Sujette au noir vol de chapeaux ; Mais une danseuse apparue Tourbillon de mousseline ou Fureur éparses en écumes Que soulève par son genou Celle même dont nous vécûmes Pour tout, hormis lui, rebattu Spirituelle, ivre, immobile Foudroyer avec le tutu, Sans se faire autrement de bile Sinon rieur que puisse l'air De sa jupe éventer Whistler.
Commentaires (2)
Mallarmé, j’aime ton propos D’heureux flâneur au long des rues ; Mets donc ta main sur ton chapeau, Car la bise est vite apparue. Tel un chasseur de galline ou Tel un flibustier qui écume La grande mer, barde, dis-nous Ce que jamais nous ne vécumes : La reine du jeté-battu, Princesse jamais immobile, Cette fière idole que tu Chantes en madrigaux habiles... Ce n’est point l’air qui porte jupe, Le lecteur n’en sera pas dupe.
Voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/?s=Mallarm%C3%A9
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